Europe, 1805.
Alexandre 1er de Russie qui vient de rencontrer le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III, repart heureux de Potsdam. Il prend la route de Vienne pour confirmer la nouvelle à son principal allié, l’empereur d’Autriche François 1er : le Royaume de Prusse vient de confirmer son adhésion à la Coalition...
Le lendemain, plusieurs navires quittent le port de Hanovre pour prendre plusieurs directions. Leur mission : apporter la bonne nouvelle aux Etats alliés ayant déjà signé l'accord ; Angleterre, Portugal, Suède, Sicile, ainsi que d'autres Etats plus petits.
Quelques jours plus tard, Frédéric-Guillaume III réunit les principaux commandants de son armée dont le duc de Brunswick, le feld-maréchal von Möllendorf et le prince de Hohenlohe. Une fois installés dans le luxieux salon du Palais, et après les civilités d'usages, le Roi se lève et déclare :
_ "Messieurs, depuis trop longtemps l’usurpateur Napoléon nous nargue et nous provoque.
Après avoir rencontré mon cousin, l’Empereur Alexandre, j’ai décidé de présenter à Napoléon l’ultimatum suivant : Soit les Français respectent l’accord de Luneville, soit nous rejoignons la Coalition et nous prendrons les sanctions nécessaires à l'égard de la France et de ses alliés."
Les Officiers se regardent, mal à l'aise. Ils ne s'attendaient pas à une telle annonce. Le Roi poursuit :
_ "Cette nouvelle sera confirmée à Napoléon dans les jours à venir.
Messieurs, je vous demande de lancer le plus rapidement possible la mobilisation de nos troupes en vue d’une offensive contre les forces de Napoléon car son refus est probable."
Tous les Officiers présents étaient stupéfaits. L’armée Prussienne était en pleine réorganisation et ils allaient devoir se battre contre la meilleure armée d’Europe !
Le soir même, les ordres partent par courrier vers les différentes villes de Prusse pour mobiliser les régiments de chacune des divisions. Pendant ce temps, un cavalier va plus loin. Il se rend à la frontière Franco-Autrichienne, où il sait les Français et Napoléon présent, pour lui annoncer le retournement de situation.
Il ne suffit que de quelques jours à Napoléon pour préparer ses plans. Il sait comment il va reprendre l’initiative. Mais par prudence, il attend la confirmation officielle de la déclaration de guerre Prussienne. En plus, il vient d’apprendre une bonne nouvelle : Massena vient de faire plus de 8 000 prisonniers aux Autrichiens, cela alors qu’il se battait contre un ennemi supérieur en nombre ! C’est un bon présage.
Napoléon reçoit le diplomate Prussien Haugwitz près d'un mois plus tard.
_ "Majesté, je suis porteur d’une lettre de mon Roi, Frédéric-Guillaume III qui vous est destinée."
Le diplomate sort la lettre de sa poche et la présente à Napoléon, assis derrière son bureau. Celui-ci après avoir vérifié le sceau du Roi de Prusse le brise et lit rapidement la missive :
_ "Comment votre Roi ose t’il ! Nous sommes en paix et il essaie de me planter un couteau dans le dos ! Croit-il m’impressionner avec son armée, moi et mes Maréchaux ?
Répondez à votre Roi que la France n’a que faire de ses ultimatums et que nous menons notre politique en fonction des intérêts de notre nation, pas de la Prusse. Monsieur, nous sommes désormais en guerre contre la Prusse !"
Ainsi démarra la guerre dite de la troisième entente qui devait opposer la France et ses alliés à la Coalition, menée par la Prusse, la Russie et l'Autriche.
Bienvenue dans le monde de Premier Empire !